Un amas de bois s’accroche au souffle de la rivière. Ses branches, semblables à des doigts noueux, griffent la lumière liquide, comme un noyé tentant désespérément de refaire surface.
L’eau, brodée de verts et de bleus, tourne autour de lui comme une mémoire qui hésite à partir.
Des éclats d’or glissent entre les remous, comme si le soleil s’était effrité en silence. Et dans ce tumulte doux, le temps semble retenir son pas, suspendu entre l’oubli et la caresse.
Huile sur papier, 23 x 35, réf. CS5726