À travers l’onde mouvante, un soupir de lumière s’élève. Les tiges jaunes — fines, indociles — traversent la surface comme des pensées soudain révélées.
Elles se dressent, fragiles et présentes, dans ce jardin liquide où les couleurs se mêlent, où le bleu rêve au vert, et où le violet, discret, murmure des secrets d’ombre et de flux.
L’eau n’est jamais immobile. Elle respire, frissonne, rappelle que toute chose vit, même les profondeurs silencieuses. Les reflets glissent comme des chants lointains, les nuances se déploient en vagues intimes.
Dans cette danse douce, les tiges semblent écouter une musique que seuls les yeux peuvent entendre. Un appel tranquille, presque sacré : celui du passage, de la lente métamorphose du vivant.
Huile sur papier toilé, 19 x 19, réf. CS29925