La mer, froissée comme une étoffe impatiente, tourbillonne sous un ciel aux épaules d’orage.
Une voile blanche, dressée telle une pensée verticale, fend l’eau et semble recoudre l’horizon aux maisons ocre tassées sur la colline.
Au premier plan, deux silhouettes sans visage regardent le départ ou peut-être le retour, gardiennes muettes d’un secret salé.
Tout vibre de bleu et de vent, comme si la ville entière retenait son souffle pendant que le bateau apprenait à parler au large.
Croquis digitale, réf. CS2126DP
Basé sur un tableau d'Irma Stern