L'usine s’élève comme une carcasse de fer, ses cheminées dressées telles des doigts noircis griffant un ciel lourd et tourmenté.
L’eau en contrebas, trouble et tremblante, avale les formes pour les recracher en fantômes vacillants, comme si le monde doutait de lui-même. Les nuages, épais comme de la suie, roulent lentement, écrasant la lumière jusqu’à n’en laisser qu’un souffle pâle. Tout semble respirer une mélancolie industrielle, un battement fatigué où la machine et le ciel partagent le même cœur gris.