La ville retient son souffle. Sous la pluie de feu qui lacère l’horizon, les immeubles dressent leurs silhouettes sombres comme des prières impossibles.
Les flammes s’élèvent, voraces, griffant le ciel qui se tord de douleur ; un ciel où brille encore, obstinée, une lune trop calme pour comprendre.
Les nuages roulent, lourds d’orage, de fumée, de fracas. On croirait entendre leur grondement étouffé, comme une plainte venue de très loin. Dans les tours, quelques fenêtres restent éclairées — résistances minuscules, miettes de vie suspendues au bord du gouffre. Elles racontent des histoires invisibles : un enfant caché, un vieil homme qui n’a pas fui, une femme qui serre une main tremblante.
La ville vacille, mais ne cède pas. Elle brûle dans un silence immense, un silence de fin du monde, où chaque grain de lumière devient une promesse trop fragile. Et pourtant, au milieu du chaos, une vérité demeure : même sous les bombes, la nuit porte encore des étoiles.
Digital Painting, réf. CS30425DP
Haïku
Ville en flammes
malgré le grondement des bombes,
la lune tient veille.

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