L'enfant perdu - roman d'Elena Ferrante

L'enfant perdu - roman d'Elena Ferrante

Mercredi, 3 Septembre 2025

L’enfant perdue (Storia della bambina perduta, 2014) est le quatrième et dernier tome de la saga napolitaine initiée avec L’Amie prodigieuse (2011), suivie par Le Nouveau Nom (2012) et Celle qui fuit et celle qui reste (2013)

La version française, traduite par Elsa Damien, est parue chez Gallimard en 2018.

Résumé et thématiques principales

  • Le roman clôt une fresque intense couvrant plus de soixante ans d’histoire de l’Italie, mêlant intime et politique.
  • On y retrouve Elena (Lenù), désormais autrice reconnue, vivant entre Milan, Florence et Naples, tiraillée entre sa carrière, sa vie de mère et sa passion pour Nino.
  • Lila, restée à Naples, poursuit une vie ancrée dans le quartier d’origine, mais devient une figure centrale malgré elle, évoluant dans une ville gangrenée par la corruption et la violence.
  • La tension entre les deux amies traverse le roman : complicité, rivalité, fidélité et trahison s’entremêlent dans une relation complexe, passionnelle et ambivalente.
  • Des thèmes majeurs comme la maternité, les origines, l’émancipation féminine, la lutte des classes et le poids du passé sont explorés dans cette dernière partie.

Réception critique

  • France Inter : certains critiques ont souligné la profondeur psychologique, comparant la relation entre les protagonistes à une obsession, voire une paranoïa ; d’autres ont célébré des passages troublants et intenses, notamment autour du séisme.
  • Culture-Tops : note la densité des personnages et un style parfois perçu comme plat, mais loue des scènes fortes, spécialement la description du tremblement de terre à Naples.
  • 24 heures (Suisse) : le livre est qualifié de palpitant, immersif et capable de laisser le lecteur "interpellé", sans clôture nette.
  • Télérama : parle d’"écriture volcanique et souffle shakespearien" ; un final à la hauteur de la saga.
  • Folio : retient la puissance, la dramaturgie et le réalisme brutal du dernier volume.
  • Babelio (lecteurs) : évoque la perte des illusions, des convictions politiques, et une incertitude renforcée autour de l’identité de la voix narratrice (Lenù ? Lila ?).

En anglais

Dans sa version anglaise (The Story of the Lost Child, traduite par Ann Goldstein, parue en 2015), le roman a été salué comme le couronnement brillant de la saga.

Le New York Times l’a classé parmi les 100 meilleurs livres du XXIe siècle

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